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Cycle de recherche 2025-26 : Les enjeux de souveraineté(s)

La Fabrique Ecologique organise le 28 janvier prochain à Marseille le colloque intitulé “Les enjeux de souveraineté, le cas de la filière solaire”, dans le cadre du cycle transversal “Enjeux de souveraineté(s)”. Ce cycle est porté par l’Institut pour la Recherche de la Caisse des Dépôts, avec le Comité 21, la Fondation Jean Jaurès, l’Institut Jacques Delors, l’Institut Montaigne, la Fabrique Ecologique et Terra Nova.  👉 Découvrez le programme 🔗 S’inscire à la session du 28 janvier 👉 Découvrir les autres sessions du cycle de recherche 2026 🕐 28 janvier 2026, 10h-17h30 | 📍 Friche la Belle de Mai, Marseille & visio

NOUVEAU RAPPORT DU GIEC-PL SUR LA RESSOURCE EN EAU

En Pays de la Loire, les évolutions climatiques transforment profondément le cycle de l’eau. La hausse des températures, l’augmentation de l’évapotranspiration et la modification du régime des précipitations accentuent les déficits estivaux, fragilisent la recharge des nappes et renforcent les tensions sur les cours d’eau. Dans le même temps, les risques d’inondation et de submersion demeurent, tandis que la qualité de l’eau reste un défi majeur pour les milieux et l’alimentation en eau potable.  Ces effets ne s’expriment pas de manière homogène sur le territoire régional. Selon les bassins versants, les caractéristiques géologiques, l’occupation des sols et l’intensité des usages, la disponibilité de la ressource et les marges d’adaptation varient fortement. Derrière une apparente abondance, des déséquilibres structurels s’installent, rendant certains territoires plus exposés aux pénuries, aux conflits d’usages et aux dégradations écologiques. Une question centrale s’impose alors : comment adapter la gestion de l’eau sans aggraver les vulnérabilités existantes ? Ce rapport du GIEC des Pays de la Loire propose une analyse scientifique de l’avenir de la ressource en eau dans la région. Il éclaire les mécanismes à l’œuvre, documente les vulnérabilités territoriales et identifie les leviers d’action mobilisables. Il rappelle que l’adaptation ne peut se limiter à des réponses ponctuelles, mais qu’elle suppose une transformation durable des pratiques, fondée sur la sobriété, la protection des milieux et une gouvernance capable d’anticiper les évolutions à venir. Lien de téléchargement : Rapport spécial eau

Des initiatives pour la sortie des énergies fossiles

Alors que le texte issu de la COP 30 ne fait pas mention des énergies fossiles, des acteurs lancent des initiatives pour continuer à avancer dans le sens d’une sortie des combustibles fossiles, indispensable pour atteindre les objectifs climatiques internationaux et préserver l’habitabilité de la planète.   Les gouvernements de la Colombie et des Pays-Bas ont annoncé à Belém le 21 novembre 2025 qu’ils accueilleront conjointement la première Conférence internationale sur la transition juste hors des combustibles fossiles. L’événement doit avoir lieu les 28 et 29 avril 2026 à Santa Marta, en Colombie, ville portuaire qui joue un rôle important dans les exportations de charbon. Cette initiative a reçu le soutien de la présidence de la COP30, qui n’a malheureusement pas réussi à obtenir l’inscription de l’objectif de sorties des énergies fossiles dans l’accord final.   Ce projet de conférence internationale rappelle que le sujet de la transition énergétique reste d’une brûlante actualité, et est porté dans différents cercles à l’échelle internationale. On peut ainsi citer le Réseau mondial appelant à un traité sur les combustibles fossiles, qui compléterait l’Accord de Paris. Ce traité reposerait sur trois piliers : non-prolifération (mettre fin à l’expansion de la production de charbon, de pétrole et de gaz), élimination progressive équitable (dans laquelle les pays ayant la capacité et une responsabilité historique avancent le plus rapidement et apportent leur soutien aux autres pays du monde), et transition juste (faire en sorte qu’aucun travailleur, aucune communauté et aucun pays ne soit laissé pour compte).   En France, des acteurs académiques et associatifs ont produit une note « Réussir la sortie des énergies fossiles » qui propose 14 mesures « pour engager concrètement la France dans la sortie des énergies fossiles à l’échelle mondiale, en mobilisant les leviers politiques (programmation, diplomatie, budgets), juridiques (législation nationale, droit de l’Union européenne, droit international) et judiciaires (contentieux climatiques, contrôle des financeurs, non-prolifération fossile). » Une feuille de route intéressante pour engager une transition qui n’a déjà que trop tardé.

Anniversaire du Comité 21: 30 ans d’engagement et des projets d’avenir

De l’émotion, des convictions et beaucoup d’énergie et de nouveaux projets ! Le comité 21 célébrait le 1er décembre à l’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité 30 années d’actions et d’engagements en faveur du développement durable et des transitions. Cette soirée, ouverte par Laurent TRIJOULET, Directeur général adjoint de l’AMF, et animée par Sandrine MAISANO, présidente par intérim du Comité 21, a été l’occasion de rendre hommage et donner la parole à celles et ceux qui ont fait, font et feront le Comité 21. Merci aux ministres Michel BARNIER, Corinne LEPAGE et Monique BARBUT pour leur soutien et leurs mots d’amitié !Et un merci tout particulier à Bettina LAVILLE, fondatrice et présidente d’honneur du Comité 21, qui accompagne et soutient l’association avec un engagement sans faille depuis 30 ans. La soirée a permis d’évoquer les grandes thématiques portées par l’association depuis 30 ans. 👉 Mots de bienvenue par Laurent TRIJOULET, Directeur général adjoint, Association des Maires de France 👉 Introduction par Sandrine MAISANOavec les témoignages de Michel BARNIER, Député de Paris, Ancien Premier ministre, ancien ministre de l’Ecologie, et Corine LEPAGE, Avocat associé chez Huglo Lepage AvocatsAncienne ministre de l’Ecologie 👉 Territoires résilients et solidairesavec Antoine Charlot, Directeur général du Comité 21;Vianney HAMOIR, Président de la Fondation territoriale de la Vienne;Amélie COANTIC, Adjointe du Commissaire général au Développement durable;Sébastien MAIRE, Délégué général de France Villes et Territoires durables;Bruno PAULMIER, Président de l’ADT-INET;Gwenola STEPHAN, Responsable développement durable de l’AMF. 👉 Engagement des entreprises et dialogue parties prenantesavec Sarah DAYAN, Sustainability Manager, BearingPoint;Guillaume DE BODARD, Directeur Général, CALIX-Conseil, président de la Plateforme RSE;Martine JAUROYON,  Directrice Développement Durable et Engagement, Groupe Egis;Armelle PERRIN-GUINOT, Directrice des engagements sociétaux, Veolia. 👉 Action climatique & Adaptationavec Laurine COUFFIGNAL, Directrice Climat et Territoires, Comité 21Amy DAHAN, Directrice de Recherche Emérite au CNRSRonan DANTEC, Sénateur de Loire Atlantique, Président de Climate ChanceFrançois GEMENNE, Professeur, HECMagali REGHEZZA-ZITT, Cour des Comptes   👉 Développement durable de l’international au localavec Sylvie LEMMET, Ambassadrice pour l’environnement du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangèresSarah SCHÖNFELD, Directrice Impact et Affaires publiques de MURPHY, ancienne directrice du Comité 21Gilles VERMOT-DESROCHES, Directeur du Développement Durable, Schneider Electric 👉 Sobriété, nouveaux modèles et prospective pour des futurs durablesavec Charles-Benoît HEIDSIECK, Président-Fondateur du RAMEAU;Simon LUCK, Directeur de l’établissement national du Comité 21;Isabelle SPIEGEL, Vice-présidente, VINCI. 👉 30 ans… et toujours tourné vers l’aveniravec les témoignages de Claire SEHIER Responsable administrative et financière de l’établissement national, et Anne PAGE Directrice des Affaires administratives et financières du Comité 21 👉 Inventer demainCette soirée anniversaire était aussi un temps pour regarder de l’avant et, face aux reculs actuels, réaffirmer la durabilité comme valeur d’avenir et élément central des nouveaux modèles, dans les territoires et au delà. Autour de Bettina LAVILLE, fondatrice et présidente d’honneur du Comité 21, merci à Antoine Pellion (Directeur général adjoint d’IDEX, ancien Secrétaire général à la Planification écologique), Amélie ROUVIN (Fondatrice de EChOSOPHIA, membre du GIECo), Amy DAHAN et Gilles VERMOT-DESROCHES pour leur regard optimiste sur les voies à tracer pour accélérer les transitions justes. Plus que jamais, le Comité 21 reste mobilisé pour éclairer et accompagner acteurs publics et privés dans leur transformation, et s’ancre dans les territoires pour faciliter la mise en oeuvre de solutions coopératives.

Antoine Pellion prend la présidence du Comité 21

À l’occasion de son 30e anniversaire, le Comité 21 vient d’élire Antoine Pellion, l’ancien Secrétaire général à la planification écologique. Il succède à Philippe Dessertine, dont le mandat est arrivé à son terme, et entend engager l’association dans une nouvelle phase marquée par un renforcement de son ancrage territorial et de son impact opérationnel. Ingénieur des Mines, Antoine Pellion a piloté les stratégies climatiques de l’État depuis Matignon, coordonné les COP régionales et structuré les trajectoires sectorielles de transition. Il a ensuite rejoint le groupe français Idex, spécialisé dans les infrastructures énergétiques et les solutions bas carbone. À la tête du Comité 21, il souhaite « accélérer et changer de méthode » en s’appuyant davantage sur les dynamiques locales et les coopérations entre acteurs publics, privés, académiques et associatifs. Pour accompagner cette évolution, le Comité 21 a annoncé une gouvernance renouvelée et le renforcement de son organisation territoriale. Quatre nouveaux établissements ont vu le jour au 1er janvier 2026 (Sud-Ouest, Sud-Est, Est et Nord-Ouest), venant compléter l’établissement Grand Ouest déjà existant. Pour porter cette ambition, Antoine Pellion sera accompagné de Sandrine Maisano, vice-présidente déléguée de l’association ; Bruno Paulmier, président de l’établissement national ; Mathias Cadot, président de l’établissement Grand Ouest ; ainsi que les futur·e·s président·e·s des établissements territoriaux. La direction générale de l’association est confiée à Antoine Charlot, chargé de piloter la mise en œuvre opérationnelle de cette phase de développement, en lien avec le nouveau directeur de l’établissement national, Simon Luck. La fondatrice du Comité 21, Bettina Laville, conseillère d’État et figure historique du développement durable en France, prend par ailleurs la présidence du Conseil de la prospective et du dialogue science-société, chargé d’éclairer la stratégie de l’association. Elle sera accompagnée par Marine Braud, ancienne conseillère écologie à l’Élysée et à Matignon. L’association a enfin adopté une feuille de route 2026–2027, structurée autour de trois priorités : l’adaptation aux changements climatiques, la sobriété des ressources et la protection du vivant, avec l’objectif de renforcer l’appui aux territoires et de produire des analyses au service de l’action publique. 👉 Consultez les programmes d’activités du Comité 21 👉 Lire le communiqué de presse

De Paris 2015 à Belém 2025 : les acteurs non étatiques porteurs de l’ambition climatique ?

Un événement organisé par le Comité 21, le Pacte Mondial – Réseau France (PMRF), l’Association française pour les Nations unies et Climate Chance. En partenariat avec l’Institut Open Diplomacy. Comment mieux faire converger les efforts pour accélérer l’action climatique et renforcer la résilience des territoires face aux bouleversements en cours ? A l’occasion des 10 ans de l’accord de Paris et à l’approche de la COP30 à Belém (Brésil), il est essentiel de revenir sur le rôle crucial joué par les acteurs non étatiques d’hier, d’aujourd’hui et de demain pour atteindre les objectifs ambitieux fixés par nos engagements internationaux.Cette journée rassemblera scientifiques, jeunes, entreprises, collectivités locales et organisations engagées dans la lutte contre le changement climatique.Quatre tables rondes pour débattre et construire collectivement : De l’atténuation à l’adaptation : 10 ans d’avancées et de nouveaux défis du global au local.Faire dialoguer sciences et société pour se fixer un cap et mesurer ses progrès.Quelle place pour les acteurs non étatiques dans les politiques nationales ?Au-delà de la COP 30 : quelles convergences pour accélérer ?  👉 Accéder au REPLAY 📅 Mercredi 5 Novembre 2025  |  9h30 – 18h 📍 Hôtel de Roquelaure, 244 boulevard Saint-Germain, 75007 Paris

Retour sur le séminaire stratégique du Comité 21

Le 16 octobre dernier, a eu lieu le Séminaire stratégique du Comité 21, sous le thème : “Affirmer qui nous sommes, renforcer notre singularité et préparer l’avenir”. Ce séminaire a permis de rassembler les administrateurs, candidats au poste de futur administrateur, et les équipes de nos établissements autour de temps de réflexion collective et de co-construction, visant à renforcer l’identité du Comité 21 et à définir nos objectifs et priorités pour les années à venir. La journée s’est déroulée en 3 séquences : 👉 Notre histoire, notre mission, nos valeurs Lors de cette première séquence, les participants ont exploré les dimensions clés de l’action du Comité 21. Grâce à un débat participatif, une vision collective des traits de singularité du Comité 21 a émergé : présence dans les territoires et animation des coopérations multiacteurs guideront nos actions pour 2026-2027. 👉 Les axes d’intervention 2026-2027 Nous avons ensuite identifié les thématiques prioritaires pour les années à venir, autour de l’adaptation aux changements climatiques, l’économie des ressources et la protection du vivant. Le Comité 21 se positionne comme un acteur clé, à la fois en termes de diffusion des connaissances et d’accompagnements collectifs. 👉 Notre rayonnement Enfin, la journée a été clôturée par une réflexion stratégique sur le rayonnement du Comité 21. Nous avons travaillé ensemble sur la construction d’un agenda annuel et nos présences institutionnelles.

Faire converger les actions pour renforcer les coopérations

Face aux défis de la transition, mieux coopérer suppose aussi de mieux se connaître. Cette rencontre conviviale coorganisée avec le Commissariat général au Développement durable a réuni le 11 septembre les réseaux d’acteurs territoriaux (élus, collectivités, entreprises, associations, universités…) pour : 🔹 Partager perceptions et projets🔹 Identifier les voies de convergences des actions🔹 Esquisser des plans d’actions pour accélérer les coopérations de terrainAu programme :• Temps conviviaux pour favoriser l’interconnaissance • Ateliers collaboratifs pour co-construire des solutions partagées Plusieurs sujets de travail ont émergé des ateliers:  🔹 Montrer la plus-value de la coopération et bâtir des récits pour inspirer🔹 Travailler le positionnement : ce que nous avons en commun, ce qui nous distingue🔹 Structurer les liens et faire vivre les coopérations à travers des projets concrets (comme les RNCT)  Le prochain chantier est à inventer ! vous souhaitez progresser sur ces sujet avec nous? contactez nous!  territoires@comite21.org

Table Ronde : De nouveaux modèles sociétaux : Propositions pour un Monde Durable

Le 11 mars 2025, le Comité 21 a organisé une table ronde pour la présentation d’une version de travail de son rapport intitulé Cap sur de nouveaux modèles sociétaux durables pour pouvoir vivre dans les tourmentes. Cet événement, également l’occasion de célébrer les 30 ans de l’association, a réuni des experts de divers horizons pour discuter des défis et solutions liés à la transition écologique, en intégrant les aspects sociaux et économiques essentiels pour un futur résilient. De nouveaux modèles inclusifs et durables : une nécessité pour l’avenir Philippe Dessertine, président du Comité 21, a ouvert la table ronde avec des déclarations fortes sur les enjeux de la transition écologique et sociale. Il a rappelé que “le dérèglement climatique, ce n’est pas une question de mode, c’est une question de constat.” Selon lui, il est essentiel de combiner écologie et justice sociale pour créer un modèle de développement durable qui ne rime pas avec stagnation, mais avec transformation. Philippe Dessertine a aussi insisté sur la nécessité de proposer un modèle universel, “non seulement pour la France, mais aussi pour le reste du monde.” Il a souligné que l’entreprise est aujourd’hui l’un des lieux de confiance les plus forts pour la population, bien plus que les institutions publiques. Rupture et responsabilité historique : l’appel de Bettina Laville  Bettina Laville, présidente d’honneur du Comité 21, a quant à elle mis en lumière la nécessité de “rompre avec ce qui paralyse l’avènement d’un nouveau modèle.” Elle a ajouté qu’il est crucial de proposer des ruptures réelles, plutôt que de se contenter d’engagements vagues. “Nous avons une responsabilité historique : soit nous faisons alliance pour le bien commun, soit nous sombrons dans une alliance de régression.” L’idée de fragilité comme socle du modèle du futur a été soulignée : “Nous devons apprendre à construire à partir de cette réalité.” Bettina Laville a également insisté sur l’importance d’une planification des ruptures, expliquant que des mesures ponctuelles sans vision globale engendrent instabilité et rejet social.Le rôle de l’entreprise dans la transition Les interventions des autres experts ont apporté des perspectives complémentaires sur les défis à relever. Jean Viard, sociologue, a abordé la transition écologique sous un angle anthropologique, soulignant que nous vivons “une révolution où la nature reprend le pouvoir sur notre histoire.” Il a insisté sur le fait que cette transition doit être vécue comme une espérance et non une contrainte. Jean Viard a également noté que les classes populaires, qui se sentent exclues des bénéfices de l’écologie, sont aujourd’hui séduites par les mouvements populistes. “La gauche n’a pas compris que l’entreprise est devenue un des derniers lieux de confiance pour les citoyens,” a-t-il affirmé. Isabelle Spiegel, vice-présidente Environnement chez Vinci, a rappelé que l’industrie doit être moteur dans la transition écologique, en intégrant des pratiques durables tout au long de la chaîne de production. Selon elle, la durabilité doit être perçue non comme une contrainte, mais comme une opportunité d’innovation. “Il faut renforcer la collaboration entre entreprises et pouvoirs publics pour accélérer la transition,” a-t-elle ajouté, soulignant la nécessité de repenser les infrastructures pour anticiper le changement climatique. Un système complexe à transformer Stéphane Durand, expert en transformation des systèmes socioéconomiques, a souligné l’existence de “101 obstacles qui freinent la transition écologique.” Selon lui, ces obstacles sont d’ordre psychologique, sociologique et institutionnel. Il a insisté sur la nécessité d’adopter une approche systémique, en évitant le solutionnisme technologique qui ne prend pas en compte la complexité des enjeux. Stéphane Durand a également lancé un avertissement fort : “L’histoire montre que les civilisations n’ont jamais réussi à bifurquer : elles connaissent une phase de croissance, de stagnation puis d’effondrement. Nous devons être la première à changer de trajectoire” ,mettant ainsi en lumière l’urgence d’une transformation en profondeur. L’importance d’une planification solide et inclusive Marine Braud, associée et fondatrice d’Almeda, a insisté sur l’importance de structurer la planification écologique pour la rendre irréversible. Elle estime qu’“Il est essentiel de comprendre pourquoi les mouvements populistes gagnent du terrain : ils répondent à un besoin que nous ne savons pas encore prendre en compte.” Sur la base de ce constat, Marine Braud a souligné que “la planification et l’adaptation sont les clés de la transition, mais elles doivent être construites avec les citoyens pour éviter un rejet social.” Un appel à l’action collective Cet événement a offert un éclairage précieux sur les enjeux liés à la transition écologique et solidaire et la nécessité de repenser les modèles socio-économiques. Les experts ont unanimement insisté sur la nécessité d’une transformation globale, alliant écologie, justice sociale et coopération entre les différents acteurs de la société. Le Comité 21, avec ses 30 ans d’expérience, continue de jouer un rôle crucial dans cette dynamique collective, appelant chacun à prendre sa part de responsabilité pour un avenir plus durable et équitable.   📌 Ressources disponibles :  📄 Version de travail du rapport : Cap sur de nouveaux modèles sociétaux durables pour pouvoir vivre dans les tourmentes ▶️ Replay de la table ronde : De nouveaux modèles sociétaux : Propositions pour un Monde Durable

Première version de travail sur les nouveaux modèles sociétaux durables

Le Rapport Cap sur de nouveaux modèles sociétaux durables pour pouvoir vivre dans les tourmentes, dresse un panorama des avancées – et des défis qui restent à affronter – en matière de développement durable à l’aune notamment des événements géopolitiques récents, de l’élection de Donald Trump à la présidence américaine aux conflits armés dans le monde. Il avance les propositions du Comité 2, fruit de 30 ans d’actions et de consultations auprès de ses parties prenantes, pour enfin relever le défi du développement durable en posant les bases de nouveaux modèles socio-économiques. Comment penser une société post-croissance ? Quelle rôle des entreprises dans l’économie et les territoires ? Qu’est-ce qu’un girondisme du XXIe siècle ? Sur quelles valeurs refonder l’action publique ? Ou encore, comment enrichir l’intérêt général par les communs ? Autant de thématiques structurantes abordées dans ce rapport qui se propose de fixer un cap pour la grande transformation. Le document, présenté ci-dessous dans une version de travail, sera mis en discussion au sein du Conseil d’administration du Comité 21, qui représente ses parties prenantes, et publié à l’occasion de son assemblée générale, fin juin 2025.

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