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Électrifier pour décarboner : un changement d’échelle à concrétiser dans les territoires

Électrifier pour décarboner : un changement d’échelle à concrétiser dans les territoires Le gouvernement a dévoilé, le 10 avril 2026, son plan d’électrification des usages, porté par le gouvernement français, dans un contexte de tensions énergétiques internationales et de dépendance persistante aux énergies fossiles. Derrière l’annonce, une ambition claire : accélérer la décarbonation de l’économie française en s’appuyant sur un atout stratégique majeur — une électricité largement produite sur le territoire — et engager une véritable bascule des usages, en particulier dans le bâtiment et les transports. Aujourd’hui encore, près de 60 % du mix énergétique français repose sur des énergies fossiles importées. Cette situation, à la fois climatique, économique et géopolitique, fragilise les territoires et expose les acteurs aux chocs extérieurs. Le plan présenté vise donc un double objectif : réduire cette dépendance tout en relançant la consommation d’électricité décarbonée. Pour y parvenir, le gouvernement annonce un changement d’échelle, avec un doublement des financements consacrés à l’électrification, qui atteindraient 10 milliards d’euros par an d’ici à 2030, par redéploiement des aides existantes. Le secteur du bâtiment est au cœur de cette stratégie. L’interdiction d’installer des chaudières au gaz dans les constructions neuves dès la fin 2026 marque un tournant. Elle s’accompagne d’un objectif massif de déploiement des pompes à chaleur — un million par an d’ici 2030 — et d’un effort ciblé sur le logement social, avec la perspective de sortir deux millions de logements du gaz à horizon 2050. Au-delà des enjeux climatiques, cette orientation vise aussi à réduire la facture énergétique des ménages et à structurer une filière industrielle nationale. Les transports constituent le second levier majeur. Le gouvernement fixe un cap ambitieux : deux voitures neuves sur trois devront être électriques d’ici 2030. La montée en puissance de la production nationale, le renforcement du leasing social — notamment pour les travailleurs essentiels — et les aides à l’électrification des flottes professionnelles traduisent cette volonté d’accélération. Les entreprises, en particulier les PME, sont également ciblées, avec des dispositifs de soutien pouvant aller jusqu’à 100 000 euros pour les véhicules utilitaires et les poids lourds. Pour autant, si les objectifs sont posés, leur mise en œuvre reste largement à construire. Les modalités concrètes, les équilibres financiers et les conditions d’acceptabilité sociale seront déterminants. Car électrifier ne suffit pas : il s’agit de repenser les usages, les infrastructures, les modèles économiques et les pratiques de mobilité. Sans une approche territorialisée et concertée, le risque est réel de voir se creuser les écarts entre territoires, entre acteurs et entre capacités d’adaptation. C’est précisément à ce niveau que se joue l’essentiel. Les transitions énergétiques et de mobilité ne pourront réussir que si elles s’ancrent dans les réalités locales, en associant collectivités, entreprises, acteurs de la mobilité, opérateurs énergétiques et citoyens autour de trajectoires partagées. Dans cette perspective, le Comité 21 s’engage pleinement. À partir de septembre prochain, son établissement Grand Ouest animera une série d’ateliers territoriaux consacrés à la mobilité décarbonée. L’objectif est clair : accompagner les acteurs dans la compréhension des enjeux, partager les retours d’expérience, identifier les freins et faire émerger des solutions concrètes adaptées aux spécificités locales. Ces temps de travail permettront notamment de croiser les enjeux d’électrification, de sobriété, d’aménagement du territoire et d’accessibilité sociale, afin de construire des trajectoires crédibles et opérationnelles. Cette démarche s’inscrit dans l’ADN du Comité 21 : faire dialoguer les acteurs, transformer les ambitions nationales en dynamiques territoriales concrètes et créer les conditions d’une transition à la fois efficace, juste et durable. Car face aux défis énergétiques et climatiques, une chose est certaine : aucune transition ne réussira sans coopération, ni sans ancrage dans les territoires.

RAPPORT DU GIEC-PL : EMPLOIS ET CONDITIONS DE TRAVAIL

Le GIEC des Pays de la Loire publie aujourd’hui un rapport spécial sur les emplois et les conditions de travail face aux changements climatiques.  📃   Les changements climatiques ne bouleversent pas seulement les paysages, les ressources ou les infrastructures. Ils transforment également les conditions d’exercice des métiers. Dans les Pays de la Loire, cela concerne des milliers de salariés, d’indépendants, d’agents publics, et dans des secteurs aussi essentiels que l’agriculture, le bâtiment, l’industrie, l’aide à la personne, les transports, la logistique ou le tourisme.  Chaleurs extrêmes, inondations, sécheresses, feux de végétation : avec les impacts des changements climatiques qui se multiplient, ce sont aussi les conditions de travail et la santé des travailleurs qui se dégradent. Cependant, « tous les travailleurs ne sont pas égaux face à ces bouleversements. Selon le secteur d’activité, le métier exercé, le lieu de travail, le statut d’emploi, l’âge, l’état de santé ou la taille de l’organisation, l’exposition et la capacité à se protéger varient fortement. Les changements climatiques agissent ainsi comme un accélérateur des inégalités déjà présentes » soulignent les experts du GIEC-PL.  Les experts rappellent ainsi que l’adaptation du travail ne peut plus être considérée comme un sujet secondaire. Elle constitue un enjeu central de santé des travailleurs, de justice sociale mais aussi de résilience économique. Car on ne protégera pas durablement les activités économiques si l’on ne protège pas d’abord celles et ceux qui les font vivre.  À lire et à diffuser largement ! 🚀   👉 Lien de téléchargement du rapport : cliquez ici

Haut Conseil pour le climat : les territoires à l’épreuve du réel 

Dans son rapport 2026, le Haut Conseil pour le climat dresse un constat sans détour : si les collectivités territoriales se sont imposées comme des acteurs clés de la transition, l’action climatique locale reste encore entravée par un manque de moyens, de coordination et de pilotage. À l’heure où les impacts des changements climatiques s’accélèrent, l’enjeu n’est plus de planifier davantage, mais de rendre l’action réellement effective, concrète et juste à l’échelle des territoires.  Les outils existent pourtant. Plans climat, schémas régionaux, feuilles de route issues des COP territoriales ont progressivement structuré l’action publique depuis deux décennies. Aujourd’hui, plus des trois quarts de la population française vivent dans un territoire couvert par un plan climat. Mais cette montée en puissance reste en décalage avec l’ampleur des défis. Les objectifs demeurent hétérogènes, parfois peu ambitieux, et encore insuffisamment alignés avec les trajectoires nationales. La planification a posé un cadre ; elle ne garantit pas encore l’action.  Au cœur des difficultés, le rapport met en évidence une gouvernance éclatée. Entre l’État, les régions, les intercommunalités, les syndicats et les opérateurs publics ou privés, les responsabilités se superposent sans toujours s’articuler. Cette complexité produit des effets très concrets : des politiques publiques fragmentées, parfois contradictoires, et une difficulté persistante à construire des stratégies réellement intégrées. L’aménagement du territoire, les mobilités, le développement économique ou encore l’agriculture continuent ainsi, dans certains cas, de suivre des trajectoires incompatibles avec les objectifs climatiques.  À cette fragmentation institutionnelle s’ajoutent des inégalités territoriales profondes. Les territoires ne sont ni exposés de la même manière aux aléas climatiques, ni dotés des mêmes capacités d’action. Littoraux, espaces ruraux et zones urbaines font face à des vulnérabilités spécifiques, tandis que les moyens humains, techniques et financiers varient fortement d’une collectivité à l’autre. Les plus petites structures, souvent moins dotées en ingénierie, peinent à concevoir, financer et piloter des projets complexes. Le risque est alors double : ralentir la transition et accentuer les fractures territoriales, alors même qu’elle devrait être un levier de justice.  Le Haut Conseil pointe également un décalage massif entre les ambitions affichées et les moyens réellement mobilisés. Atteindre les objectifs climatiques suppose une hausse significative des investissements des collectivités, dans un contexte pourtant marqué par des contraintes budgétaires croissantes. Dans le même temps, certaines dépenses publiques continuent d’alimenter des trajectoires incompatibles avec la neutralité carbone. À ce déficit de financements s’ajoute un manque d’ingénierie, pourtant essentiel pour passer de l’intention à l’action. Monter des projets, mobiliser des financements, coordonner des acteurs, suivre les résultats : autant de compétences encore trop inégalement réparties sur le territoire.  Dans ce contexte, l’accès à une expertise scientifique territorialisée devient un levier décisif. Les groupes régionaux d’experts sur le climat, les observatoires et les structures d’appui permettent d’objectiver les vulnérabilités, d’éclairer les décisions publiques et d’accompagner les stratégies d’adaptation. Mais ces dispositifs restent encore fragiles et inégalement mobilisés, alors même que la complexité des enjeux appelle un renforcement massif des connaissances locales. La transition climatique ne peut se piloter sans données fiables, sans analyses territorialisées et sans capacité à transformer ces connaissances en décisions opérationnelles.  Le pilotage de l’action constitue d’ailleurs l’un des points les plus critiques. Les données existent, mais elles sont dispersées, hétérogènes et difficilement exploitables. Les indicateurs sont nombreux, mais rarement utilisés pour orienter les décisions. Surtout, il reste difficile de mesurer l’impact réel des politiques locales sur les émissions de gaz à effet de serre ou sur la réduction des vulnérabilités. Cette faiblesse entretient un flou sur l’efficacité des actions engagées et limite la capacité d’apprentissage des territoires.  Face à ces constats, le rapport appelle à un changement profond de logique. Il ne s’agit plus seulement de planifier, mais de créer les conditions concrètes de l’action. Cela suppose de renforcer la gouvernance, de clarifier les rôles et d’améliorer la coordination entre les échelons. Cela implique aussi d’accroître significativement les moyens financiers, de stabiliser les dispositifs et d’en simplifier l’accès. Le développement d’une ingénierie territoriale de haut niveau apparaît comme une condition indispensable pour accompagner les collectivités, en particulier les plus fragiles.  Le Haut Conseil insiste également sur la nécessité d’intégrer pleinement les enjeux climatiques dans l’ensemble des politiques publiques, afin d’éviter les incohérences et d’engager une transformation systémique. L’adaptation doit désormais être intégrée à tous les investissements et à toutes les décisions. Enfin, la mise en place d’un véritable système de pilotage, fondé sur des indicateurs simples, harmonisés et utiles à la décision, constitue un levier essentiel pour suivre les progrès et ajuster les trajectoires.  Dans ce paysage, des acteurs comme le Comité 21 jouent un rôle structurant. En diffusant les connaissances, en s’appuyant notamment sur les groupes régionaux d’experts du climat — comme le GIEC des Pays de la Loire —, en accompagnant les collectivités et en incubant des projets concrets, ils contribuent à combler l’écart entre les ambitions et leur mise en œuvre. Leur capacité à fédérer des acteurs publics et privés, à expérimenter de nouvelles approches et à faire émerger des solutions opérationnelles en fait un levier clé d’accélération.  Le message du Haut Conseil est clair : la réussite de la transition climatique se jouera dans les territoires, mais elle suppose un renforcement massif de leurs capacités d’action. Expertise, ingénierie, financements et coopération constituent désormais les conditions indispensables pour passer des plans aux projets, et des objectifs aux résultats. La transition écologique n’est plus seulement une affaire de stratégie ; elle devient une question de moyens, d’organisation et de volonté collective. 

Retour sur le parcours ETIC

Le mardi 24 mars dernier s’est tenue la session de clôture du parcours ETIC à l’École de design Nantes Atlantique. Ce rendez-vous a marqué l’aboutissement de plusieurs mois de travail collectif réunissant 38 acteurs du territoire, engagés pour accélérer la transition écologique à travers des coopérations multi-acteurs inédites. L’émergence de projets concrets et impactants Cette demi-journée de restitution a été rythmée par des présentations de grande qualité. Les adhérents du Comité 21 Grand Ouest y ont présenté le fruit de leur réflexion commune, mettant en lumière sept projets de coopération très concrets pour le territoire : Une dynamique qui se poursuit sur le terrain Grâce à la force de mise en réseau du Comité 21 Grand Ouest, ces coopérations dépassent le stade de la réflexion et vont désormais se déployer de manière opérationnelle. Les organisations travaillant sur ces thématiques sont d’ailleurs invitées à se rapprocher du réseau pour créer du lien avec les porteurs de ces projets. Cap sur l’adaptation au changement climatique La dynamique d’intelligence collective ne s’arrête pas là. Le prochain parcours d’accompagnement du Comité 21 Grand Ouest sera consacré à l’adaptation au changement climatique, en conservant cette approche territoriale et cette volonté de faire se rencontrer acteurs publics et privés. Pour toute information concernant ce nouveau parcours, vous pouvez contacter Anne Laurence, pilote du programme, ou consulter la page dédiée à l’événement information ici : https://lnkd.in/ezD9Xa9A

Energie : la crise coûte plus cher que la transition 

160 milliards d’euros. C’est le coût pour la France de la seule crise énergétique de 2022. Un chiffre qui donne la mesure de notre vulnérabilité dans un monde où les chocs énergétiques sont appelés à se multiplier.  Dans une tribune publiée dans Les Echos, Antoine Pellion, Président du Comité 21, alerte : nous payons aujourd’hui le prix de notre dépendance aux énergies fossiles — et ce prix ne fera qu’augmenter.  Une étude récente du Climate Change Committee (https://www.theccc.org.uk/publication/supplementary-analysis-of-the-seventh-carbon-budget/) vient conforter ce diagnostic. Elle montre que l’ensemble du plan de décarbonation de l’économie coûte moins cher qu’une seule crise pétrolière. Autrement dit, ne pas engager la transition n’est pas une économie : c’est un pari perdant.  Face à ce constat, une question s’impose : comment agir concrètement, et surtout, comment accélérer ?  La première réponse tient à la sobriété et à l’efficacité énergétique. La hausse des prix y contraint déjà ménages et entreprises. Mais cette adaptation, souvent subie, ne suffit pas à elle seule à protéger durablement contre les crises à venir.  Le défi des mobilités en est une illustration. Si les transports collectifs sont indispensables, ils ne peuvent remplacer la voiture dans de nombreux territoires, notamment ruraux et périurbains. Or la généralisation du véhicule électrique prendra du temps — au moins deux décennies — et restera progressive, avec environ 15 % du parc attendu en 2030. D’ici là, les ménages resteront exposés aux hausses répétées des prix à la pompe, avec des effets directs sur leur pouvoir d’achat.  C’est pourquoi le levier le plus rapide et le plus structurant se situe dans les bâtiments. La décarbonation du chauffage et du rafraîchissement offre un potentiel immédiat. Pompes à chaleur dans les logements individuels, réseaux de chaleur et de froid pour les logements collectifs : les solutions existent et sont déjà matures.  Les réseaux de chaleur présentent à cet égard un avantage décisif. Reposant sur des énergies décarbonées, ils sont en moyenne 30 % moins chers que le gaz hors période de crise, et surtout beaucoup plus stables. Leur prix n’augmente pas lors des chocs énergétiques, constituant un véritable bouclier tarifaire. Pour les ménages, cela représente des économies immédiates, mais aussi une protection durable face aux fluctuations des marchés.  Dès lors, l’enjeu n’est plus technique mais politique : il s’agit de changer d’échelle. Un déploiement massif des réseaux de chaleur dans toutes les intercommunalités — et pas seulement dans les métropoles — pourrait permettre, à l’échelle d’un mandat municipal, de protéger l’ensemble des ménages français. Une ambition qui suppose une mobilisation bien supérieure à celle prévue aujourd’hui, mais qui reste pleinement atteignable.  Enfin, la décarbonation de l’industrie constitue un autre pilier essentiel. Pour enclencher une transformation rapide, un levier s’impose : rendre les énergies décarbonées durablement moins chères que les énergies fossiles. Cela passe par des choix structurants : allonger les durées d’amortissement des infrastructures bas-carbone pour en réduire les coûts d’usage, diminuer les coûts de raccordement aux réseaux électriques, financer les infrastructures via des mécanismes adossés aux consommations fossiles, et accélérer le développement des énergies renouvelables couplées à des solutions de stockage.  Le message est clair : la transition énergétique n’est pas un coût supplémentaire, mais une assurance collective. Ne pas investir aujourd’hui, c’est accepter de payer davantage demain — et de subir, encore et encore, des crises dont les impacts sont toujours plus lourds.  La décarbonation n’est plus seulement un impératif climatique. Elle est devenue une condition de stabilité économique, de justice sociale et de résilience des territoires.  👉 Lire la tribute de Antoine Pellion

Le GIEC des Pays de la Loire publie son rapport spécial sur la ressource en eau

Date : 16/01/2026 En Pays de la Loire, les évolutions climatiques transforment profondément le cycle de l’eau. La hausse des températures, l’augmentation de l’évapotranspiration et la modification du régime des précipitations accentuent les déficits estivaux, fragilisent la recharge des nappes et renforcent les tensions sur les cours d’eau. Dans le même temps, les risques d’inondation et de submersion demeurent, tandis que la qualité de l’eau reste un défi majeur pour les milieux et l’alimentation en eau potable.  Ces effets ne s’expriment pas de manière homogène sur le territoire régional. Selon les bassins versants, les caractéristiques géologiques, l’occupation des sols et l’intensité des usages, la disponibilité de la ressource et les marges d’adaptation varient fortement. Derrière une apparente abondance, des déséquilibres structurels s’installent, rendant certains territoires plus exposés aux pénuries, aux conflits d’usages et aux dégradations écologiques. Une question centrale s’impose alors : comment adapter la gestion de l’eau sans aggraver les vulnérabilités existantes ? Ce rapport du GIEC des Pays de la Loire propose une analyse scientifique de l’avenir de la ressource en eau dans la région. Il éclaire les mécanismes à l’œuvre, documente les vulnérabilités territoriales et identifie les leviers d’action mobilisables. Il rappelle que l’adaptation ne peut se limiter à des réponses ponctuelles, mais qu’elle suppose une transformation durable des pratiques, fondée sur la sobriété, la protection des milieux et une gouvernance capable d’anticiper les évolutions à venir. Lien de téléchargement : Rapport spécial eau

Journée Nationale du Réemploi et de l’Économie circulaire

Après le succès de 2024, Construction21 et ses partenaires relancent la Journée nationale du Réemploi et de l’Économie circulaire partout en France. Le Comité 21 est partenaire de cet événement fédérateur, résolument tourné vers l’action pour accélérer ensemble la transformation du secteur de la construction.  Au programme :  Une matinée d’échanges et de rencontres Participez en présentiel à Paris, rejoignez un lieu partenaire près de chez vous, ou suivez l’événement en ligne depuis votre ordinateur.  Un après-midi immersif sur le terrain  Place au concret ! Des visites de sites inspirants seront organisées dans toute la France, de Lille à Toulouse en passant par Lyon, Paris et d’autres villes, pour découvrir des réalisations exemplaires, rencontrer les acteurs locaux et échanger autour de projets qui font réellement avancer le réemploi et l’économie circulaire.  👉 Inscrivez-vous ici !

La TRACC : la lucidité sans stopper l’effort ?

Monique Barbut avait indiqué dès son arrivée à la tête du ministère de la Transition écologique qu’elle voulait « sortir » deux textes très vite : la Stratégie Nationale Bas Carbone, qu’elle a publiée le 12 décembre, lors de la célébration de l’anniversaire de l’Accord de Paris, et la Trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC), dont le décret et l’arrêté viennent d’être publiés le 25 janvier. La TRACC est basée sur une hypothèse de réchauffement atteignant +3°C au niveau mondial et donc +4°C en moyenne pour la France métropolitaine à l’horizon 2100 (+2° en 2030, +2.7° en 2050). Autrement dit, c’est la base chiffrée des mesures contenues dans la troisième version du Plan national pour l’adaptation au changement climatique (PNACC-3). Cette trajectoire permet de doter l’ensemble des acteurs français d’une référence commune pour anticiper et prévenir les risques dans le cas où l’objectif de limiter le réchauffement climatique sous les +2°C au niveau mondial ne serait pas atteint. En somme, dit le ministère, elle devrait contribuer à passer d’une logique réactive face aux impacts climatiques, à une logique proactive qui travaille à réduire les vulnérabilités et à identifier les enjeux. La France ayant des territoires dans plusieurs grandes régions du monde, cette trajectoire est différente selon les localisations : ainsi elle est fixée à quatre degrés de plus en France métropolitaine à horizon 2100, 2,7 °C en Martinique, 2,9 °C à La Réunion, 3,5 °C en Guyane, et ainsi pour tous les territoires d’Outre-mer. Ces trajectoires sont mises à disposition gratuitement par Météo France sur le portail national des impacts, qui publie aussi des indicateurs d’impact élaborés par les organismes publics nationaux ainsi que la méthodologie associée. La TRACC est d’une grande importance, pour plusieurs raisons : Dans la réalité, la plupart des régions ont déjà révisé leurs plans d’adaptation à l’aune de cette trajectoire. Le ministre Christophe Béchu l’avait annoncée dès février 2023, ce qui a donné du temps aux collectivités de s’adapter, ou permis de lancer des travaux sur cette base. Les entreprises aussi vont sans nul doute s’y conformer dans leurs plans de résilience – même si elles n’en ont pas l’obligation – et bien entendu les assureurs également. Le Comité 21 se félicite de cette parution, avec deux nuances : Ces dispositions sont réglementaires, il faudra un jour les rendre législatives. Le Ministère n’y parait pas opposé, mais «  plus tard » ; or  nous avions préconisé  dès 2020 une grande loi sur l’adaptation, qui nous parait encore plus urgente maintenant, étant donné toutes les modifications de textes que l’arrêté  «  TRACC » va entrainer, et la dispersion des mesures d’adaptation : traits de côte, littoral, adaptation énergétique, chaleur en ville, normes d’équipements, transports,  mesures de droit du travail, etc. Le Haut Conseil pour le Climat avait d’ailleurs demandé la même chose dans son commentaire du PNACC-3, afin de pouvoir modifier tous les documents de planification. L’autre nuance est la question du niveau du PNACC-3, puis qu’à sa parution, le même Haut Conseil l’avait jugée insuffisante, et en ambition, et en moyens. Un recours a d’ailleurs été déposé le 25 juin dernier devant le Conseil d’Etat par l’association « l’Affaire du siècle » qui, entre autres argumentations, exprime le souhait des requérants de voir le PNACC-3 consacrer une obligation nouvelle : celle de la « mutabilité ou adaptabilité » des services publics. Cette obligation s’inscrit dans l’esprit général du recours, qui vise à souligner les lacunes structurelles du PNACC-3, estimant que ce plan devrait être « transformateur » et s’inscrire davantage dans le long terme. Pour nos territoires, sujet à respecter, à suivre, à diffuser… Et surtout expliquer que cette trajectoire est à intégrer comme précaution, mais qu’il faut poursuivre tous les efforts d’atténuation pour que nos concitoyens, comme le monde entier, n’aint jamais à en souffrir. Bettina Laville En savoir plus : > Décret n° 2026-23 du 23 janvier 2026 relatif à la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique> Arrêté du 23 janvier 2026 fixant la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique> Dossier de presse TRACC Le Comité 21 proposera prochainement à son réseau un webinaire sur ce sujet crucial.

TRACC : la lucidité sans stopper l’effort ?

Monique Barbut avait indiqué dès son arrivée à la tête du ministère de la Transition écologique qu’elle voulait « sortir » deux textes très vite : la Stratégie Nationale Bas Carbone, qu’elle a publiée le 12 décembre, lors de la célébration de l’anniversaire de l’Accord de Paris, et la Trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC), dont le décret et l’arrêté viennent d’être publiés le 25 janvier. La TRACC est basée sur une hypothèse de réchauffement atteignant +3°C au niveau mondial et donc +4°C en moyenne pour la France métropolitaine à l’horizon 2100 (+2° en 2030, +2.7° en 2050). Autrement dit, c’est la base chiffrée des mesures contenues dans la troisième version du Plan national pour l’adaptation au changement climatique (PNACC-3). Cette trajectoire permet de doter l’ensemble des acteurs français d’une référence commune pour anticiper et prévenir les risques dans le cas où l’objectif de limiter le réchauffement climatique sous les +2°C au niveau mondial ne serait pas atteint. En somme, dit le ministère, elle devrait contribuer à passer d’une logique réactive face aux impacts climatiques, à une logique proactive qui travaille à réduire les vulnérabilités et à identifier les enjeux. La France ayant des territoires dans plusieurs grandes régions du monde, cette trajectoire est différente selon les localisations : ainsi elle est fixée à quatre degrés de plus en France métropolitaine à horizon 2100, 2,7 °C en Martinique, 2,9 °C à La Réunion, 3,5 °C en Guyane, et ainsi pour tous les territoires d’Outre-mer. Ces trajectoires sont mises à disposition gratuitement par Météo France sur le portail national des impacts, qui publie aussi des indicateurs d’impact élaborés par les organismes publics nationaux ainsi que la méthodologie associée. La TRACC est d’une grande importance, pour plusieurs raisons : Dans la réalité, la plupart des régions ont déjà révisé leurs plans d’adaptation à l’aune de cette trajectoire. Le ministre Christophe Béchu l’avait annoncée dès février 2023, ce qui a donné du temps aux collectivités de s’adapter, ou permis de lancer des travaux sur cette base. Les entreprises aussi vont sans nul doute s’y conformer dans leurs plans de résilience – même si elles n’en ont pas l’obligation – et bien entendu les assureurs également. Le Comité 21 se félicite de cette parution, avec deux nuances : Ces dispositions sont réglementaires, il faudra un jour les rendre législatives. Le Ministère n’y parait pas opposé, mais «  plus tard » ; or  nous avions préconisé  dès 2020 une grande loi sur l’adaptation, qui nous parait encore plus urgente maintenant, étant donné toutes les modifications de textes que l’arrêté  «  TRACC » va entrainer, et la dispersion des mesures d’adaptation : traits de côte, littoral, adaptation énergétique, chaleur en ville, normes d’équipements, transports,  mesures de droit du travail, etc. Le Haut Conseil pour le Climat avait d’ailleurs demandé la même chose dans son commentaire du PNACC-3, afin de pouvoir modifier tous les documents de planification. L’autre nuance est la question du niveau du PNACC-3, puis qu’à sa parution, le même Haut Conseil l’avait jugée insuffisante, et en ambition, et en moyens. Un recours a d’ailleurs été déposé le 25 juin dernier devant le Conseil d’Etat par l’association « l’Affaire du siècle » qui, entre autres argumentations, exprime le souhait des requérants de voir le PNACC-3 consacrer une obligation nouvelle : celle de la « mutabilité ou adaptabilité » des services publics. Cette obligation s’inscrit dans l’esprit général du recours, qui vise à souligner les lacunes structurelles du PNACC-3, estimant que ce plan devrait être « transformateur » et s’inscrire davantage dans le long terme. Pour nos territoires, sujet à respecter, à suivre, à diffuser… Et surtout expliquer que cette trajectoire est à intégrer comme précaution, mais qu’il faut poursuivre tous les efforts d’atténuation pour que nos concitoyens, comme le monde entier, n’aint jamais à en souffrir. Bettina Laville En savoir plus : > Décret n° 2026-23 du 23 janvier 2026 relatif à la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique> Arrêté du 23 janvier 2026 fixant la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique> Dossier de presse TRACC Le Comité 21 proposera prochainement à son réseau un webinaire sur ce sujet crucial.

Programmation pluriannuelle de l’énergie: Avis et analyse du Comité 21

Le 13 février 2026, le Gouvernement a publié la troisième programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3), couvrant la période 2026-2035. Ce document constitue un pilier de la planification écologique française aux côtés de la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC 3) et du Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC). Il traduit les engagements internationaux et européens de la France — en particulier l’Accord de Paris — en orientations énergétiques concrètes. Pour le Comité 21, la PPE 3 présente une ambition stratégique globalement cohérente mais demeure fragile dans sa traduction normative et opérationnelle.Elle confirme des trajectoires de décarbonation nécessaires, mais laisse subsister une incertitude importante quant à leur mise en œuvre effective dans un contexte politique instable.Le Comité 21 rappelle également que la PPE ne se limite pas à la production d’énergie, ni même à l’évolution du mix énergétique. Elle suppose aussi de s’interroger sur les usages et de regarder autant la manière dont l’énergie est consommée que la façon dont elle est produite, afin de transformer progressivement et durablement notre système énergétique. L’avis du Comité 21 s’accompagne d’une analyse “à chaud” rédigée par Antoine PELLION, président du Comité 21. > Lire l’Avis du Comité 21 sur la PPE : > Lire l’analyse d’Antoine PELLION sur la PPE :

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