Sud Ouest

Habitabilité des territoires : le Haut-Commissariat appelle à accélérer l’adaptation

À quoi ressemblera la France en 2035 et en 2050 dans un climat durablement plus chaud ? Dans un nouveau travail prospectif consacré à l’environnement, le Haut-Commissariat à la stratégie et au plan alerte sur les transformations profondes auxquelles le pays doit se préparer et place l’habitabilité des territoires au cœur de la transition écologique. Ce travail a été coordonné par Antoine Pellion, président du Comité 21 et ancien secrétaire général à la planification écologique. Il part d’un constat simple : le principal frein à la transition ne tient plus tant à l’absence d’outils qu’à leur mise en œuvre concrète, souvent ralentie par l’instabilité des dispositifs, la désinformation environnementale et climatique ou encore la difficulté à articuler ambition écologique, pouvoir d’achat et cohésion sociale. L’exercice compare deux trajectoires à l’horizon 2035 et 2050 : un scénario tendanciel, dans lequel les politiques actuelles se prolongent sans accélération suffisante, et un scénario souhaitable permettant à la France de mieux préserver sa souveraineté, l’habitabilité de ses territoires et sa cohésion sociale. Des territoires confrontés à des risques climatiques majeurs Le rapport insiste notamment sur une réalité devenue incontournable : le changement climatique modifiera profondément les conditions de vie dans tous les territoires. À l’horizon 2050, chacun d’entre eux pourrait être confronté de manière critique à au moins un aléa majeur. Certains espaces pourraient même devenir beaucoup plus difficiles à habiter, voire, dans certains cas, inhabitables ou inassurables. Cette évolution oblige à revoir en profondeur la manière d’aménager le territoire. Électrification, eau, gestion des risques : les priorités à court terme À court terme, le Haut-Commissariat recommande notamment d’accélérer l’électrification des usages, de décarboner la chaleur et de garantir davantage de stabilité aux acteurs économiques et publics qui investissent dans la transition. Il propose également de renforcer la réduction des pollutions à la source, en particulier dans les territoires cumulant vulnérabilités environnementales et sociales. La question de l’eau occupe une place centrale. Le rapport estime que la gouvernance actuelle, conçue dans un contexte où la ressource était globalement abondante, doit évoluer. Il préconise une gestion plus fine à l’échelle des bassins et sous-bassins versants afin de mieux arbitrer entre les différents usages lorsque la ressource devient rare et de limiter les tensions locales. L’adaptation suppose également de mieux protéger les populations et les territoires contre l’augmentation des risques climatiques. Parmi les recommandations figurent l’élargissement de la réassurance par l’État à l’ensemble des risques climatiques et le renforcement de la culture du risque auprès des habitants, des entreprises et des collectivités. Des inégalités territoriales à anticiper Mais le rapport insiste surtout sur les inégalités que le dérèglement climatique risque d’accentuer. Les personnes les plus modestes, âgées ou isolées, ainsi que les communes rurales, littorales et ultramarines, disposeront souvent de moins de ressources pour se protéger ou investir dans leur adaptation. Le Haut-Commissariat considère donc qu’il faut donner davantage de moyens aux collectivités territoriales, en particulier au bloc communal. Il propose notamment de faciliter l’accès à des financements de long terme et à faible taux pour les infrastructures de transition. Cette proposition est particulièrement importante pour des investissements qui s’amortissent sur plusieurs décennies : réseaux d’eau potable, réseaux de chaleur et de froid, adaptation des bâtiments, infrastructures énergétiques, renaturation ou encore aménagement des espaces publics. Une collectivité ayant construit un plan pluriannuel d’investissement crédible pour sa transition pourrait ainsi bénéficier de ressources supplémentaires et de capacités d’endettement adaptées. 2050 : repenser l’aménagement des zones les plus vulnérables À l’horizon 2050, le rapport va plus loin et appelle à repenser les choix d’aménagement dans les territoires les plus vulnérables. Il recommande notamment de freiner les pratiques qui augmentent l’exposition aux risques, de limiter la concentration des populations et des activités dans certaines zones fragiles et de renforcer les mécanismes nationaux de solidarité entre territoires. Il introduit également une proposition particulièrement structurante : la création d’un cadre légal permettant d’organiser un « retrait stratégique planifié » des secteurs devenus inhabitables ou durablement inassurables. Autrement dit, dans certaines situations, l’adaptation ne pourra plus uniquement consister à protéger l’existant ; elle devra aussi permettre d’anticiper le déplacement progressif d’activités, de services, d’équipements ou de populations. Cette approche implique également d’adapter les services publics. Le Haut-Commissariat recommande la mise en place de plans de continuité afin que les services essentiels puissent fonctionner malgré les vagues de chaleur, les pénuries d’eau, les inondations ou d’autres événements climatiques extrêmes. Il appelle enfin à mieux articuler environnement et santé dans une logique « One Health », considérant que les transformations climatiques, les pollutions, la biodiversité et la santé humaine sont désormais indissociables. La lecture du Comité 21 Pour le Comité 21, ces propositions font directement écho aux transformations actuellement engagées dans les territoires. L’adaptation ne peut plus être considérée comme une politique sectorielle supplémentaire. Elle concerne directement l’eau, le logement, la santé, l’agriculture, la mobilité, l’énergie, les infrastructures et plus largement les conditions mêmes d’habitabilité des territoires. Elles confortent également une conviction au cœur de l’action du Comité 21 : la transition écologique doit être construite au plus près des réalités locales, en donnant aux collectivités, aux entreprises et aux acteurs de la société civile les moyens d’anticiper et d’agir. Le message du Haut-Commissariat est finalement clair : la transition écologique aura lieu, mais elle peut être organisée ou subie. Plus les décisions seront anticipées, plus il sera possible de limiter les coûts humains, sociaux et économiques des changements climatiques et de préserver durablement l’habitabilité des territoires. 👉 En savoir plus

Le Comité 21 lance son nouveau parcours adaptation 2026-2027

  Parcours d’accompagnement sur l’adaptation aux changements climatiques   Le Comité 21 propose un parcours d’accompagnement pour aider les acteurs publics et privés à construire, ensemble, des stratégies d’adaptation aux changements climatiques.   Face à des impacts climatiques déjà visibles et appelés à s’intensifier, l’adaptation suppose en effet de croiser les diagnostics, d’aligner les stratégies et de renforcer les coopérations entre les collectivités locales, les acteurs socio-économiques et les habitants du territoire. L’objectif est de constituer de véritables équipes territoriales de l’adaptation, capables de passer d’une lecture partagée des vulnérabilités à des actions coordonnées.   Ce parcours s’inscrit dans le cadre du 3e Plan national d’adaptation au changement climatique et s’appuiera sur la TRACC, trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation, qui retient l’hypothèse d’une France hexagonale à +2 °C en 2030, +2,7 °C en 2050 et +4 °C en 2100.   👉 Découvrez la plaquette ici :  Objectifs du parcours   Le parcours vise à accompagner les organisations d’un même territoire, dans la construction d’une démarche d’adaptation structurée, progressive et opérationnelle.   Il permettra aux participants de :   4 étapes pour structurer un plan d’action   Le parcours est organisé autour de quatre grandes étapes  en visioconférence, avec l’intervention d’experts, des témoignages d’acteurs publics et privés, et la présentation d’outils méthodologiques :   Calendrier du parcours   Étape 1 — Appréhender les changements climatiques et leurs impacts à l’échelle locale   Date : 15 septembre 2026   Cette première étape permettra de poser un socle commun de compréhension des changements climatiques et de leurs impacts socio-économiques à l’échelle locale.   Elle comprendra :   Étape 2 — Identifier les vulnérabilités de son territoire et de son organisation   Date : 17 novembre 2026   Cette étape sera consacrée à la notion de vulnérabilité, en croisant l’exposition aux aléas, la sensibilité des territoires et des organisations, et leur capacité d’adaptation.   Elle comprendra :   Étape 3 — Mobiliser les parties prenantes et identifier les modalités de coopération   Date : 19 janvier 2027   Cette session permettra de travailler le rôle des parties prenantes dans les démarches d’adaptation, à la fois comme facteurs potentiels de vulnérabilité et comme leviers de résilience collective.   Elle comprendra :   Étape 4 — Élaborer sa feuille de route vers un plan d’adaptation   Date : 9 mars 2027  Cette dernière étape méthodologique sera consacrée à la construction de la feuille de route. Elle permettra d’identifier les leviers d’action prioritaires, de les hiérarchiser et de les inscrire dans un plan d’adaptation progressif, réaliste et suivi dans le temps.   Elle comprendra :   Événement de clôture — Partager et enrichir sa feuille de route   Date : à préciser   Un événement de clôture permettra de partager les feuilles de route, de valoriser les travaux engagés et d’identifier les suites possibles, notamment en matière de coopérations territoriales.   À qui s’adresse ce parcours ?   Ce parcours s’adresse à tous types d’acteurs souhaitant structurer ou renforcer leur démarche d’adaptation aux changements climatiques : élus, agents de collectivités, chefs d’entreprise, responsables RSE, climat, risques, QHSE, responsables techniques, acteurs associatifs, établissements d’enseignement et de recherche.   Il est ouvert aux organisations publiques et privées souhaitant mieux comprendre leurs vulnérabilités, construire une stratégie d’adaptation et identifier des actions concrètes à mettre en œuvre.   Modalités d’inscription   Le parcours est gratuit pour les adhérents du Comité 21.   Il est conseillé de participer à plusieurs acteurs d’un même territoire afin de croiser les regards et de travailler collectivement à l’alignement des stratégies d’adaptation. L’enjeu est d’identifier les leviers de coopération permettant de renforcer la cohérence des actions engagées par les collectivités, les entreprises, les associations et les autres parties prenantes locales.   👉 Réservez votre place dès maintenant  Contact :    Justine André – Cheffe de projet climat & territoires : andre@comite21.org 

Littoraux : une nouvelle stratégie nationale pour anticiper le recul du trait de côte

Face à l’accélération de l’érosion côtière et à la montée du niveau de la mer, le Gouvernement a adopté une nouvelle Stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte. Elle doit guider l’action publique jusqu’en 2030 et aider les territoires littoraux à mieux anticiper les effets du changement climatique. ———- Protéger, accompagner ou déplacer : une doctrine assumée La stratégie repose sur un constat désormais largement partagé : il ne sera pas possible de protéger partout et durablement l’ensemble des espaces exposés. Dans certains secteurs, il faudra donc continuer à renforcer les protections ; dans d’autres, accompagner l’évolution naturelle du littoral ou organiser progressivement le déplacement de certains usages et équipements. Miser sur la connaissance et l’anticipation Cette nouvelle doctrine s’appuie davantage sur la connaissance et l’anticipation. Elle prévoit notamment de renforcer l’observation du trait de côte, de développer les outils de modélisation et d’accélérer la réalisation de cartes locales permettant d’identifier les zones les plus exposées dans les prochaines décennies. Une place plus large aux solutions fondées sur la nature Elle accorde également une place plus importante aux solutions fondées sur la nature, comme la restauration des dunes, la renaturation des espaces littoraux ou la préservation des zones capables d’atténuer les effets des tempêtes et des submersions. 60 mesures, cinq grands axes Au total, la stratégie comprend 60 mesures organisées autour de cinq grands axes : mieux connaître les évolutions du littoral, renforcer la planification, accompagner les territoires, développer les solutions d’adaptation et mieux mobiliser les financements. 950 communes littorales concernées L’enjeu est considérable pour les quelque 950 communes littorales françaises. Logements, routes, équipements publics, activités économiques ou touristiques : de nombreux usages sont directement concernés par l’évolution du trait de côte. Le regard du Comité 21 La nouvelle stratégie marque ainsi une évolution importante dans la manière d’aborder l’adaptation : il ne s’agit plus seulement de protéger l’existant, mais aussi de préparer les transformations qui seront nécessaires. Pour le Comité 21, cette approche confirme l’importance d’anticiper suffisamment tôt les effets du changement climatique à l’échelle locale. Les territoires littoraux sont aujourd’hui en première ligne, mais les questions qu’ils doivent résoudre concernent plus largement l’ensemble des territoires : quels usages préserver, quels investissements prioriser et comment organiser collectivement les transformations à venir ? L’enjeu est désormais de traduire cette stratégie en projets concrets et de donner aux collectivités les moyens techniques et financiers nécessaires pour construire leurs trajectoires d’adaptation. En savoir plus

Végétaliser les cours d’école : de l’expérimentation au nouveau standard d’aménagement

Longtemps expérimentée par quelques villes pionnières, la végétalisation des cours d’école est progressivement en train de s’imposer comme une véritable politique d’adaptation aux changements climatiques. La dernière enquête de l’Observatoire des villes vertes, publiée fin août, témoigne de cette évolution : 96 % des collectivités interrogées considèrent désormais que la végétalisation des cours doit devenir un standard d’aménagement. ———- Un mouvement déjà largement engagé Le mouvement est déjà largement engagé. Plus de six collectivités répondantes sur dix déclarent avoir végétalisé au moins un quart de leurs cours d’école. Angers et Saint-Paul, à La Réunion, ont déjà dépassé les 75 %. Près des deux tiers des collectivités interrogées souhaitent avoir transformé au moins la moitié de leurs cours dans les cinq prochaines années, tandis qu’une ville sur cinq vise la totalité de son patrimoine scolaire d’ici 2031. L’été 2026 confirme la vulnérabilité des écoles face aux fortes chaleurs Cette accélération intervient alors que l’été 2026 a une nouvelle fois montré la vulnérabilité des établissements scolaires face aux fortes chaleurs. Lors de la canicule de juin, plus de 13 500 écoles et établissements ont dû adapter leur fonctionnement et près de 3 500 écoles et collèges ont été contraints de fermer temporairement. Avec des vagues de chaleur plus fréquentes, plus précoces et plus intenses, la question du confort thermique dans les établissements scolaires devient un enjeu majeur d’adaptation. Bien plus que planter quelques arbres Végétaliser une cour ne consiste d’ailleurs plus simplement à planter quelques arbres. Toutes les collectivités interrogées créent des zones de pleine terre dans leurs projets. 89 % ont recours au descellement des sols et développent des jardins pédagogiques. D’autres aménagent des classes extérieures, installent des dispositifs de gestion des eaux pluviales ou créent des espaces favorables à la biodiversité. Des bénéfices multiples, pour le climat comme pour les élèves La transformation des cours d’école permet ainsi de répondre simultanément à plusieurs enjeux : apporter de l’ombre et de la fraîcheur, favoriser l’infiltration de l’eau, réduire l’imperméabilisation des sols, accueillir davantage de biodiversité, mais aussi améliorer le bien-être des enfants et proposer de nouveaux usages pédagogiques. Trois collectivités interrogées sur quatre placent d’ailleurs le bien-être, le confort et la santé des élèves parmi leurs motivations. L’enquête révèle surtout que le débat a changé de nature. L’intérêt de ces aménagements semble de moins en moins discuté ; la question est désormais celle de leur généralisation. Le financement, premier obstacle à la généralisation Et c’est précisément là que les difficultés apparaissent. Le financement constitue le premier obstacle, cité par 77 % des collectivités, devant les contraintes techniques liées à certains sites (46 %) et l’entretien dans la durée (42 %). Passer de quelques cours pilotes à la transformation de l’ensemble du patrimoine scolaire suppose donc des investissements importants, mais aussi des compétences techniques, une ingénierie adaptée et une capacité à anticiper la gestion future des espaces végétalisés. Ces résultats doivent toutefois être interprétés avec une certaine prudence : l’enquête repose sur les réponses de 26 collectivités et ne constitue donc pas une photographie exhaustive de l’ensemble des communes françaises. Elle met néanmoins en évidence une tendance forte : l’adaptation des écoles aux nouvelles conditions climatiques devient progressivement un sujet structurant des politiques locales. Le regard du Comité 21 Pour le Comité 21, cette évolution illustre très concrètement ce que signifie l’adaptation des territoires aux changements climatiques. Il ne s’agit plus seulement de disposer de stratégies ou de plans d’adaptation, mais de transformer progressivement les espaces dans lesquels nous vivons, travaillons et apprenons. La végétalisation des cours d’école constitue à ce titre un exemple particulièrement intéressant de solution fondée sur la nature : une action locale et visible qui répond à la fois aux enjeux climatiques, de biodiversité, de gestion de l’eau, de santé et de qualité de vie. Après les expérimentations des dernières années, le véritable défi est désormais celui du changement d’échelle. Faire de la cour végétalisée la norme plutôt que l’exception suppose de l’intégrer dès la conception et la rénovation des établissements scolaires et de donner aux collectivités les moyens financiers et techniques nécessaires pour accélérer cette transformation. En savoir plus

WEBINAIRE – La TRACC : quels impacts pour les acteurs des territoires ? 

Le Comité 21 organise un webinaire consacré à la Trajectoire de Réchauffement de Référence pour l’Adaptation au Changement Climatique (TRACC) et à son inscription récente dans le Code de l’environnement.  Quel impact pour les acteurs des territoires ? Que signifie pour les acteurs publics et privés l’inscription de la TRACC dans le code de l’environnement ? Comment s’en saisir pour élaborer sa stratégie et répondre aux défis de son territoire ? Intervenants confirmés :  Marie Carrega, Cheffe du Bureau de l’Adaptation au Changement Climatique à la Direction Générale de l’Énergie et du Climat (DGEC): La TRACC, genèse et impacts Ronan Lucas, Directeur de l’Observatoire de l’environnement en Bretagne: Connaître son territoire sous +4°C Alexandre Berthenet, Banque de France: ODACC, un outil de diagnostic sur les vulnérabiltés des organisations aux aléas climatiques Ce webinaire s’adresse à l’ensemble des organisations engagées dans des démarches d’adaptation, souhaitant anticiper les évolutions réglementaires et renforcer la robustesse de leurs stratégies territoriales.  Lien d’inscription.  📅 Jeudi 19 mars 2026  |  🕛 12h00 – 13h00  

WEBINAIRE – Présentation du programme d’activités

En 2026 le Comité 21 bouge ! Venez assister à la présentation du nouveau programme 2026 et à l’ouverture des 4 nouveaux établissements territoriaux de Comité 21 (Sud Ouest, Nord Ouest, Est, Sud Est). Le Comité 21 adopte pour la période 2026–2027 un programme d’activités ambitieux, conçu pour accompagner l’accélération des transitions dans les territoires. Ce programme s’articule autour des priorités stratégiques du Comité 21 — climat, ressources, vivant — et vise à renforcer l’appui aux collectivités, aux entreprises, aux réseaux associatifs et aux établissements d’enseignement et de recherche. Au programme : Mettre en réseau les acteurs avec les nouvelles rencontres entre décideurs Diffuser les connaissances avec 1 nouveau centre de ressources et des analyses prospectives Incuber des projets avec le nouveau Parcours adaptation au changement climatique Une occasion de mieux connaitre les nouvelles orientations et d’échanger avec les équipes Comité 21. Lien d’inscription https://forms.gle/vAC99yU1TkSymxmb6 📅 12 mars 2026, 11:30 | en ligne

Des initiatives pour la sortie des énergies fossiles

Alors que le texte issu de la COP 30 ne fait pas mention des énergies fossiles, des acteurs lancent des initiatives pour continuer à avancer dans le sens d’une sortie des combustibles fossiles, indispensable pour atteindre les objectifs climatiques internationaux et préserver l’habitabilité de la planète.   Les gouvernements de la Colombie et des Pays-Bas ont annoncé à Belém le 21 novembre 2025 qu’ils accueilleront conjointement la première Conférence internationale sur la transition juste hors des combustibles fossiles. L’événement doit avoir lieu les 28 et 29 avril 2026 à Santa Marta, en Colombie, ville portuaire qui joue un rôle important dans les exportations de charbon. Cette initiative a reçu le soutien de la présidence de la COP30, qui n’a malheureusement pas réussi à obtenir l’inscription de l’objectif de sorties des énergies fossiles dans l’accord final.   Ce projet de conférence internationale rappelle que le sujet de la transition énergétique reste d’une brûlante actualité, et est porté dans différents cercles à l’échelle internationale. On peut ainsi citer le Réseau mondial appelant à un traité sur les combustibles fossiles, qui compléterait l’Accord de Paris. Ce traité reposerait sur trois piliers : non-prolifération (mettre fin à l’expansion de la production de charbon, de pétrole et de gaz), élimination progressive équitable (dans laquelle les pays ayant la capacité et une responsabilité historique avancent le plus rapidement et apportent leur soutien aux autres pays du monde), et transition juste (faire en sorte qu’aucun travailleur, aucune communauté et aucun pays ne soit laissé pour compte).   En France, des acteurs académiques et associatifs ont produit une note « Réussir la sortie des énergies fossiles » qui propose 14 mesures « pour engager concrètement la France dans la sortie des énergies fossiles à l’échelle mondiale, en mobilisant les leviers politiques (programmation, diplomatie, budgets), juridiques (législation nationale, droit de l’Union européenne, droit international) et judiciaires (contentieux climatiques, contrôle des financeurs, non-prolifération fossile). » Une feuille de route intéressante pour engager une transition qui n’a déjà que trop tardé.

De Paris 2015 à Belém 2025 : les acteurs non étatiques porteurs de l’ambition climatique ?

Un événement organisé par le Comité 21, le Pacte Mondial – Réseau France (PMRF), l’Association française pour les Nations unies et Climate Chance. En partenariat avec l’Institut Open Diplomacy. Comment mieux faire converger les efforts pour accélérer l’action climatique et renforcer la résilience des territoires face aux bouleversements en cours ? A l’occasion des 10 ans de l’accord de Paris et à l’approche de la COP30 à Belém (Brésil), il est essentiel de revenir sur le rôle crucial joué par les acteurs non étatiques d’hier, d’aujourd’hui et de demain pour atteindre les objectifs ambitieux fixés par nos engagements internationaux.Cette journée rassemblera scientifiques, jeunes, entreprises, collectivités locales et organisations engagées dans la lutte contre le changement climatique.Quatre tables rondes pour débattre et construire collectivement : De l’atténuation à l’adaptation : 10 ans d’avancées et de nouveaux défis du global au local.Faire dialoguer sciences et société pour se fixer un cap et mesurer ses progrès.Quelle place pour les acteurs non étatiques dans les politiques nationales ?Au-delà de la COP 30 : quelles convergences pour accélérer ?  👉 Accéder au REPLAY 📅 Mercredi 5 Novembre 2025  |  9h30 – 18h 📍 Hôtel de Roquelaure, 244 boulevard Saint-Germain, 75007 Paris

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