Les 18 et 19 mars 2027, à Ancenis-Saint-Géréon, les Universités du Comité 21 reviennent pour une nouvelle édition consacrée à « La santé en commun ». Pendant un jour et demi, l’événement explorera les liens entre santé, environnement, modes de vie, inégalités et solidarités, avec une ambition : montrer que la transition écologique peut aussi être une manière très concrète de mieux vivre.
La santé est souvent pensée comme une affaire individuelle. Pourtant, elle se joue largement ailleurs : dans l’air que nous respirons, ce que nous mangeons, les logements que nous habitons, nos conditions de travail, nos déplacements, nos relations aux autres, mais aussi dans l’état des sols, de l’eau et du vivant.
Les bouleversements écologiques rendent ces liens de plus en plus visibles. Canicules, pollutions, exposition aux substances chimiques, dégradation de la biodiversité, zoonoses ou précarité alimentaire affectent directement notre santé physique, mentale et sociale.
Mais cette relation peut aussi être regardée autrement : et si la transition écologique était aussi une manière d’améliorer concrètement nos vies ?
Quand l’environnement entre dans nos corps
La première matinée s’ouvrira sur les « maladies de l’Anthropocène ».
Cancer, maladies respiratoires ou cardiovasculaires, allergies, troubles psychiques, maladies infectieuses : nombre de pathologies disent aussi quelque chose du monde que nous avons construit.
Cette séquence cherchera à mieux comprendre les interactions entre santé humaine, pollutions, changement climatique et dégradation du vivant. Avec une question en fil rouge : si protéger l’environnement revient aussi à nous protéger nous-mêmes, cela peut-il changer notre manière de parler d’écologie ?
Prévenir plutôt que réparer
Nous savons de mieux en mieux soigner. Beaucoup moins agir sur ce qui rend malade : logement dégradé, mauvaise alimentation, pollution, précarité, exposition professionnelle, isolement ou environnement quotidien.
Prévenir suppose donc de dépasser le seul système de soins pour agir sur les conditions mêmes d’une vie en bonne santé.
Comment donner à chacun les moyens réels de vivre mieux ? Comment mieux articuler santé, environnement et solidarité ? Et comment éviter que les populations les plus fragiles soient aussi celles qui supportent le plus fortement les conséquences des dégradations environnementales ?
Cette séquence interrogera les déterminants sociaux et environnementaux de la santé et les formes de solidarité nécessaires pour mieux prévenir plutôt que réparer.
Logement, mobilité, alimentation : quand la transition améliore le quotidien
L’après-midi du 18 mars sera consacré aux solutions déjà à l’œuvre.
Car la transition écologique ne produit pas seulement des contraintes. Elle peut aussi améliorer immédiatement la qualité de vie : logements mieux adaptés aux fortes chaleurs, villes plus marchables, davantage d’activité physique, alimentation de meilleure qualité, espaces publics plus agréables, nature plus présente, liens sociaux renforcés.
Trois ateliers permettront d’explorer ces transformations à partir du logement, des mobilités et de l’alimentation.
Comment concevoir des logements qui protègent réellement de la chaleur, du bruit ou des pollutions ? Comment aménager des territoires qui remettent le corps en mouvement et redonnent une place à la marche, au vélo et au jeu ? Comment rendre accessible une alimentation bonne pour la santé, pour ceux qui la produisent et pour les écosystèmes ?
L’ambition ne sera pas de dresser un catalogue de bonnes pratiques, mais de comprendre ce qui permet réellement de transformer les modes de vie et de changer d’échelle.
Vers un nouveau pacte de santé et de solidarité
La matinée du 19 mars élargira la discussion.
Notre système de santé repose sur une promesse forte : chacun doit pouvoir être protégé et soigné face à la maladie. Mais que devient cette promesse lorsque les risques sanitaires sont aussi liés aux conditions de logement, au travail, à l’alimentation, aux canicules ou aux pollutions ?
Comment maintenir une solidarité collective lorsque les vulnérabilités deviennent aussi sociales et écologiques ? Faut-il mieux articuler protection sociale et prévention ? Jusqu’où doit aller l’État protecteur ? Et quelles nouvelles protections imaginer face à des risques qui ne seront ni également répartis, ni également supportables ?
Cette réflexion ouvrira la question d’un nouveau pacte de santé et de solidarité, davantage tourné vers la prévention et capable de prendre en compte l’interdépendance entre santé humaine, santé animale et santé des écosystèmes.
Des Universités à vivre, pas seulement à écouter
Les Universités du Comité 21 ne seront pas une simple succession de conférences et de tables rondes.
Parce que les transformations ne passent pas uniquement par les idées, cette édition sera aussi rythmée par des surprises, des respirations, des propositions artistiques et des moments hors du temps.
Des temps pour apprendre, mais aussi pour se rencontrer. Des moments pour débattre, mais aussi pour laisser place au sensible, à l’imaginaire et à l’émotion.
C’est ce qui fait la singularité des Universités du Comité 21 : elles ne cherchent pas seulement à informer, mais à rassembler, inspirer et ouvrir de nouveaux horizons.
Nous transformerons le monde en parvenant à toucher le cœur, à éveiller l’imagination et à redonner du sens à l’engagement. C’est sur cette conviction que repose l’événement.
Prendre soin de soi, des autres et du vivant
À travers cette édition, le Comité 21 souhaite proposer une autre manière de parler de transition écologique.
Partir de la santé permet de rendre tangibles des transformations parfois perçues comme abstraites ou lointaines. Cela permet aussi de rappeler que les politiques climatiques, environnementales, sociales et sanitaires ne peuvent plus être pensées séparément.
Rénover un logement, végétaliser une ville, améliorer la qualité de l’air, faciliter la marche, préserver l’eau ou rendre une alimentation de qualité accessible ne relève pas seulement de la politique environnementale. Ce sont aussi des politiques de santé.
Pendant un jour et demi, les Universités du Comité 21 chercheront ainsi à relier connaissances scientifiques, débat public, expériences de terrain et émotion autour d’une même interrogation :
prendre soin de soi, prendre soin des autres, prendre soin du vivant : et si ces trois enjeux n’en formaient finalement qu’un ?
Les Universités du Comité 21 – La santé en commun (édition 2027)
📅 18 et 19 mars 2027
📍 Ancenis-Saint-Géréon
Le programme détaillé et les premiers intervenants confirmés seront annoncés prochainement.
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