Universités de la citoyenneté écologique

 

L’écologie citoyenne ou le civisme des temps modernes

S’il existe aujourd'hui une prise de conscience de plus en plus forte des citoyens sur l’écologie, tant au niveau local qu'à l'échelle nationale et internationale, les pratiques individuelles peuvent sembler insuffisantes, et ce en dépit des intentions affichées. Ainsi, plus de la moitié des Français seraient devenus "des adeptes de la décroissance" selon un sondage publié par le magazine Challenges en octobre 2019.

Alors comment expliquer ce hiatus, étonnant mais aussi ancien qu'universel, entre les intentions et les pratiques ? Comment accompagner la modification des comportements individuels ? Comment donner à chacun la capacité́ d’être un acteur réellement engagé sur l’écologie ? Face au péril environnemental, faut-il laisser à chaque individu le choix de ses modes de vie ? La crise sanitaire liée au Coronavirus peut-elle faire émerger une nouvelle forme de civisme, alliant sobriété, solidarité et écologie ?

Voici quelques-unes des questions qui seront abordées lors de l’Université du Comité 21. Cet événement sera l’occasion de partager des temps conviviaux et inspirants, avec des conférences et des séances de travail en ateliers. A l’occasion de ses deux jours, un manifeste en faveur de la citoyenneté écologique sera adopté.

 

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Think tank Acceptabilité des transformations écologiques

Si la transition écologique dispose d’une image positive auprès de l’opinion publique et devient un sujet déterminant des différentes échéances électorales, un nombre croissant de projets font aujourd’hui l’objet de réticences, voire d’une opposition de plus en plus structurée. En témoigne la colère provoquée par la taxe carbone, l’écotaxe poids lourds ou encore la multiplication des recours déposés contre les projets éoliens. Et c’est sans compter le manque de volonté politique et le courtermisme qui pousse les décideurs à envisager certains projets comme des coûts immédiats plutôt que d’appréhender le coût global de l’inaction pour la société. Le lobbying et les conservatismes ne sont donc pas en reste. Pour ces raisons, il serait inexact de mettre toute la faute sur le compte des oppositions citoyennes. Néanmoins, ces dernières constituent tout de même un frein à l’atteinte des objectifs de transition écologique européens, français mais aussi régionaux. 

Pourtant, le GIEC, l’OPBES ou encore l’OMS, rappellent sans cesse à quel point il est urgent d’agir – pour le climat, la biodiversité, notre santé, les générations futures - et à quel point nous sommes en retard sur les objectifs fixés au travers de la COP 21 ou de l’Agenda 2030.  

Pour surmonter ces contestations, faciliter l’acceptabilité des projets et ainsi accélérer les nécessaires transformations écologiques, un dialogue réciproque entre le monde politique, les experts et la société civile est nécessaire. Il invite à dépasser les résistances liées à des questions de légitimité environnementale ou d’opportunité (« qu’est-ce que j’ai à y gagner ? »), ainsi qu'au phénomène NIMBY (« quel impact personnel ? »). Quels sont les facteurs bloquants ? Comment vulgariser et faciliter la compréhension des projets de transformation écologique ? Comment instaurer un dialogue éclairé avec les parties intéressées ? Comment passer de l’opposition à l’adhésion, et enrichir le projet avec la pluralité des « points de vue » ? Sur quels leviers peut-on agir pour faciliter cette acceptation (psychologiques ? neuropsychologiques ? sociologiques ?). 

Voici quelques-unes des questions qui seront abordées par le groupe de travail mis en place par le Comité 21 en 2021, et dont les réponses viendront alimenter l’élaboration d’un référentiel (cadre méthodologique) pour renforcer l’acceptabilité des projets de transformation écologique et mieux lever les résistances aux changements.